
C’est 01Net qui commence à relayer la nouvelle, en effet, la Commission européenne souhaite tenir tête aux spammeurs estimant qu’actuellement, la lutte anti-spam n’était pas assez efficace.Amusant, lorsque l’on sait que le budget alloué à cette lutte quotidienne est quasi-nulle.En effet, malgré des dispositions européennes mises en place depuis 2002 interdisant le spam et les spywares, les vagues n’ont cessées de continuer.Comportement évident, puisque les outils permettant de lutter contre le spam ne sont que passifs et n’ont aucun impact actif ou agressif.
Ainsi, l’Europe souhaite mettre en place un nouveau cadre législatif prévoyant des sanctions civiles et pénales, une bien belle idée qui mérite qu’on s’y intéresse, cependant jusqu’à quel niveau celles-ci peuvent être appliquées ? A priori, certains pays sont déjà passés à l’action, notamment l’Espagne, la Slovaquie et la Roumanie qui ont connus la plus grande croissance en terme de lutte contre le spam.Une chose intéressante à noter, c’est que les fournisseurs d’accès vont pouvoir prochainement eux aussi poursuivre en justice les spammeurs.Car on pense souvent aux utilisateurs finaux, utilisant leur messagerie quotidiennement à faire le tri dans leur message, mais on souligne rarement les problèmes d’engorgements des serveurs de messagerie des fournisseurs d’accès qui cherchent régulièrement à mettre en place de nouvelles technologies pour lutter contre le spam sans autant pouvoir agir de manière agressive.
On peut noter qu’en France, un site existe pour signaler les spammeurs aux autorités publiques, c’est le cas de Signal-Spam.fr, cependant, une seule personne est chargé de gérer les signalements des utilisateurs, un travail titanesque difficilement réalisable.Mais le gros soucis vient en réalité de la législation française et de sa définition du terme Spam.Car si en effet, pour l’habitué de l’informatique, le spam est la plupart du temps, clairement identifié, ce n’est pas si clair du coté de la loi, surtout pour les sociétés spécialisées dans les campagnes d’emails qui risquent eux aussi de subir les frais de ces nouvelles directives.
Un problème survient amenant un second, le manque de moyen pour lutter efficacement les spams amènent à des réglementations peu-construites et encore trop flous, le mieux est encore, à l’heure actuelle, de dépenser son temps dans la recherche de bons outils anti-spam que de perdre celui-ci à dénoncer e-mail par e-mail, les spammeurs qui sont déjà en train de spammeur leur prochaine victime.
