News for janvier 2010

Hadopi, une loi ne se respectant pas elle-même

Comment ne pas réagir à cette actualité brulante concernant la loi Hadopi et l’affaire de la typographie de France Télécom piratée ? En effet, l’entité répressive (ne nous voilons pas la face) avait présenté son logo à l’occasion de son lancement officiel, il y a quelques jours.Cependant, celle-ci avait utilisé sans autorisation une typographie nommé Bienvenue, exclusive à France Télécom depuis quelques années.La boite ayant réalisé le logo, Plan Créatif, a reconnu une erreur de manipulation et a publié une variante très rapidement.

Cependant, la marque reste tout de même déposée avec une version illicite du logo.Difficile de croire que le logo à réussit à passer les différentes phases de vérifications entre l’élaboration de celui-ci, les phases de prototype, la finalisation et sa diffusion.Si cela reflète les procédures futures de la loi Hadopi, je pense que les débordements ne seront pas des moindres.Quand on voit le nombre de cas de piratage volontaire ou involontaire (on se rappelle encore d’une histoire de musique d’un clip vidéo d’un parti politique ayant été utilisé sans autorisation), il est difficile de croire que la loi Hadopi, qui enverra 50.000 mails par jours au frais du contribuable ne fassent pas d’erreurs.Rien que pour son lancement, celle-ci accumule déjà nombreuses erreurs de parcours.

Posted: janvier 14th, 2010
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Une nouvelle taxe pour la culture à coté de la plaque

C’est un nouvel épisode que nous propose Frédéric Mitterand avec la mission Zelnik et son rapport sur le futur de la création sur Internet qui fait suite à la loi Hadopi 2.C’est pas moins de 22 propositions qui ont été apportées pour améliorer l’offre légale de la culture sur Internet et la rémunération des artistes.La première chose à développer selon eux, l’offre légale de la musique sur Internet.Bien évidemment, l’idée de la licence globale a déja été refusée nombreuse fois, malgré des points positifs indéniables mais préfère plutôt aider des services tels que Deezer, Jiwa ou Wormee en terme de négociations avec les maisons de disques.Sur ce point, l’idée n’est pas mauvaise.De plus, une carte de la musique en ligne sera proposée prochainement.D’une valeur de 50 euros, elle ne coutera que 20 à 25 euros pour l’internaute, la différence serait pris en compte par l’État et par des professionnels.De plus, les offres de VOD auront une offre à prix unique et une baisse de la TVA sur les livres numériques.

A priori, les efforts ne sont pas mauvais, mais bien evidemment, tout celà nécessite de l’argent et c’est là que le drame s’instaure.En effet, la mission Zelnik envisage de mettre en place une « taxe google ».Le but sera de prévoir une taxe sur les revenus publicitaires en ligne, en l’occurence majoritairement Google, puis Microsoft, AOL, Yahoo! voir même Facebook.Pire, les fournisseurs d’accès à Internet pourraient également être la cible d’une taxe déguisée, celle de leur supprimer le taux de TVA à 5,5%.Une belle idée après avoir aider les FAI à se developper, il y a encore peu, leur offre en terme de solutions techniques dns le but de favoriser le haut-débit en France pour rattraper notre retard.Mieux encore, cette répercution de cette TVA à 5,5% supprimée (qui passera donc à 19,6%) sera forcément la cible des consommateurs et clients.Résultat, le détenteur d’une connexion Internet verra son abonnement augmentée, même si celui-ci ne fait pas appel aux offres légales et le comble, c’est qu’il devra payer encore, si il souhaite obtenir de la musique en ligne librement ou tout autre produit culturel numérique.En dehors de celà, l’idée de la licence globale était une hérésie…La mission Zelnik à encore d’importants concepts à revoir.

Posted: janvier 7th, 2010
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Dévoiler publiquement une faille de sécurité est un délit

FullDisclosure

De retour à la réaction de l’actualité du web, c’est suite à cette annonce de la cour de cassation qui rappel que le fait de divulguer sur un site web, l’existence d’une faille de sécurité est un délit.Cette démarche s’appelle le Full Disclosure, une opération qui consiste à rendre publique une faille de sécurité (un exploit).Résultat, consternation générale dans le monde de la sécurité informatique.

Certes, cet arrêt correspond à l’application de l’article 323-3-1 du code pénal.Mais tout de même, appliquer une loi pénale à une communauté qui offre son temps libre à la détection de failles de sécurité permettant ainsi aux éditeurs de pouvoir les combler le plus rapidement possible est tout de même une action louable.Alors, certes, j’entends déjà certains me dire que ces « chercheurs de failles » pourraient très bien envoyer directement leur découverte aux éditeurs concernés.Le soucis, c’est qu’il n’y a aucun prise de conscience de ces derniers lorsqu’on leur indique une faille de sécurité importante, y compris Microsoft qui agit généralement longtemps après la bataille.Il faut bien l’avouer, ces exploits diffusés au quotidien est un moteur important de motivation, une spirale positive sur le développement de patch de sécurité.

Au lieu de réfléchir à cet article de loi et de l’adapter aux changements qui s’opèrent sur le web, la justice préfère nous rappeler cela en appuyant bien le fait qu’il s’agit d’un délit susceptible de vous faire recevoir une peine pénale.Un comportement qui à coup sur, fera reculé la veille technologique de certains qui ne divulgueront plus les failles qu’ils découvriront.Résultat, un panel d’application seront bourrées de failles de sécurité que seuls les hackers auront connaissance et pourront exploiter à leur guise.Est-ce donc un bon choix ?

Posted: janvier 4th, 2010
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